Une suite parentale sous rampants, à Saint-Lunaire : un dressing, une banquette de fenêtre et des rangements à loger sous une pente marquée, avec un velux et une poutre porteuse qui traverse la pièce. Voici comment j’ai abordé cette chambre sous pente, de la contrainte au résultat.
Les contraintes du lieu
Trois éléments fixaient le cadre : la pente du toit, qui réduit la hauteur utile à mesure qu’on approche du mur bas ; le velux, à laisser dégagé ; et la poutre porteuse qui traverse la pièce. À cela s’ajoutaient un angle de pièce et un recoin trop étroit pour un caisson classique.

Mes choix
Sous les rampants, la banquette et les tiroirs bas suivent la pente jusqu’au velux, sans jamais buter contre la poutre porteuse : les parties basses de la pièce deviennent une assise et des rangements.

Dans l’angle, pas d’équerre franche : les étagères d’angle sont arrondies, un quart de cercle en chêne clair qui absorbe la courbe plutôt qu’un coin vif. Juste à côté, une colonne de quatre tiroirs occupe le recoin trop étroit pour un caisson classique — à la profondeur exacte de ce recoin, pas un tiroir standard raboté.

Matériaux et fabrication
Mélaminé blanc et chêne clair : le chêne pour les étagères d’angle arrondies, le blanc pour les façades. Chaque élément est dessiné à partir du relevé que je fais sur place, puis fabriqué dans mon atelier de Beaussais-sur-Mer avant la pose.

Le résultat
Une chambre sous pente où le dressing, la banquette et les rangements forment un seul ensemble, dessiné pour cette pièce et aucune autre.
Toutes les photos du projet : Suite parentale sous comble à Saint-Lunaire. Et pour d’autres exemples sous les toits, ce que six projets à Saint-Lunaire m’ont appris.
Vous avez une chambre sous pente à aménager ? Appelez-moi : je viens voir la pièce et relever ses cotes.

